Emily, peux-tu nous expliquer en quoi consiste ton métier et quel est ton parcours professionnel ?


Lighteuse, c'est à dire que j’interviens dans la finalisation des images en faisant de la mise en lumière. En fait je fais parler les images avec la lumière. C’est un métier compliqué car la lumière interagit avec tous les objets et tous les matériaux ainsi on doit connaitre toutes leurs spécificités dans la vie réelle.

J’ai commencé à l’université de Montpellier Paul Valery et une école d’FX à Montpellier. En sortant il y a 6 ans je suis arrivée à Paris est j’ai commencé à NiighShift, ensuite Blackmill, Onemore, et aujourd’hui je navigue entre Mikros et Mathematics qui sont à mon image deux grandes structures reconnues en FX. Les projets sur lesquels je travaille sont d’envergure et chacun apporte un challenge toujours plus stimulant.


 

Tu es aussi une photographe reconnue, cette compétence artistique est-elle indispensable pour évoluer dans le métier du ligthing 3D ?
 

Oui j’expose depuis 3 ans, grâce à Scailteur Veronique que j’ai rencontré à Cannes lors de la promotion d’un court métrage que j’ai réalisé après mes études. Elle a monté une galerie itinérante européenne à laquelle je participe :Etc Art.

La lumière est une passion omniprésente dans la création d’image qu’elle soit en photographie ou en CG et évidement le travail de photo est indispensable dans la palette de compétence du lighter. Déjà au lycée le processus de fabrication d’une photo avec mon appareil argentique m’a très vite donné cette passion de la lumière et dirigée vers mes études et mon parcours.

 

Selon toi, quelles sont les qualités à avoir pour entreprendre et réussir des études dans des secteurs artistiques destinés au monde des effets spéciaux, de l’animation 3D et du Jeu vidéo ?
 

S’accrocher et être volontaire. Un investissement personnel très grand et c’est l’amour de créer des images qui doit être le moteur de tout. Le paradoxe est de bien comprendre que l’on doit aimer créer des images en y mettant de soi mais sans oublier qu’elles ont un public et un client et qu’une part de soi doit aussi être laissée de côté, ce qui est assez dur au début et même ensuite…

 

Tu as enseigné cette année à plusieurs étudiants de L’EPIIC la photographie et le lighting 3D, que pense-tu du cadre que nous offrons aux étudiants ? Pense-tu que certains ont des carrières professionnelles prometteuses dans ton domaine ?
 

Le cadre est chouette et l’école se plie en 4 pour que la scolarité ne soit pas une machinerie, on sait faire du cas par cas ce qui est super bien.
Sinon, oui je sais d’avance que certains peuvent devenir lighter à leur sortie, mais les choix définitifs appartiennent à chacun.

 

 

Recommandera-tu des étudiants de L’EPIIC si l’occasion se présente dans tes futures collaborations professionnelles ?
 

Oui clairement.

 

Pour finir, si un seul conseil devait être donné à des jeunes qui souhaitent comme toi travailler sur des grandes productions, lequel serait-il ?
 

Persévère et travaille !

 

Retrouvez tous les travaux d'Emily sur son site en cliquant ici.

 

Interview Emily Merpillat

Posté le 23 Feb 2018